2017 ! Une Mutualité des Acteurs Chorégraphiques ?

N'est-il pas temps d'envisager un futur désirable et désiré ? Un avenir en commun ? Respectueux des diversités et nécessités des Acteurs Chorégraphiques ! Mieux répartir les richesses et les espaces dédiés aux composantes apodictiques (du grec αποδεικτικος : qui démontre, qui prouve. Est dit apodictique ce qui présente un caractère d'universalité et de nécessité absolue. Une proposition apodictique est nécessairement vraie, où que l'on soit.).

Faire s'exprimer une véritable permaculture chorégraphique (La permaculture est une méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes comme par exemple des habitats humains et des systèmes agricoles, mais cela peut être appliqué à n'importe quel système, en s'inspirant de l'écologie naturelle, le biomimétisme et de la tradition.).

Peut-être que les semences et les récoltes seront plus abondantes, charnues, débordantes, exubérantes, fécondes, fertiles, foisonnantes, fourmillantes, fructueuses, généreuses, grouillantes, luxuriantes, plantureuses, prolifiques, vastes...


Jamais, au grand jamais, une véritable analyse de la structuration institutionnelle chorégraphique plus que trentenaire, bien fatiguée et devenue trop hégémonique, n'a été menée. Système très peu enclin à imaginer et inventer d'autres fonctionnements plus coopératifs et irrigants pour plus d'artistes et de citoyens avec toutes les danses et toutes les compétences ! Comme il nous faudra passer à la VIe République, il nous faut inventer le XXIe siècle pour une nouvelle place de la société dans la vie de l'artiste chorégraphique !

Souvent interrogées, échangées, discutées, ces thématiques n'ont connu que de petits amendements et bricolages dans un système à bout de course ! Le 28 mars dernier nos collègues de SystèmeD(anse) ouvrent le chantier "Quelles pourraient être les formes de pensées et d'actions collectives pour la danse aujourd'hui ? Agir ensemble pour la danse aujourd’hui ?" La Mutualité des Acteurs Chorégraphiques y apporte ses premières contributions sur sept pages.


Deux pistes et préalables simples sont à envisager afin de réellement commencer :
1- Une première rencontre sur une journée, d'un ou deux représentants de chaque "collectif, comité, regroupement, coopérateur, association, syndicat..." qui interrogent et travaillent sur la politique artistique chorégraphique dans l'hexagone : AC PACA (en devenir de la M.A.C.), Chorégraphes Associés, ACCN, A-CDC, D.O.G., ADADA, Groupe danse du SYNDEAC, SystèmeD(anse), L'Appel, Les rencontres de la Sirène, LAPAS, Rencontres petits déjeuners de Normandie, SYNAVI Danse, Scènes Conventionnées Danse, UFISC, CNLII Danse, Fédération Arts vivants (danse) et départements... (voir Initiatives citoyennes réflexives chorégraphiques), afin d'établir les bases et coopérations envisageables. 
2- Dans le respect des identités, intérêts et travaux de chacun, élaborer des premières pistes, mises en communs, circulations, analyses et actions en liens, relais et/ou coopérations possibles. Enclencher une dynamique adulte, responsable et politique des multitudes réflexives pour la danse.
A nous tous de voir ! Chorégraphes Associés, ACCN, A-CDC, D.O.G., ADADA, Groupe danse du SYNDEAC, SystèmeD(anse), L'Appel, Les rencontres de la Sirène, LAPAS, Rencontres petits déjeuners de Normandie, SYNAVI Danse, Scènes Conventionnées Danse, UFISC, CNLII Danse, Fédération Arts vivants (danse) et départements...
 Prendre contact avec acpaca@hotmail.fr ou
auprès de Philippe Madala au 06 24 58 20 42

Une idée émise et balbutiée lors de l'université d'été 2016 des Acteurs Chorégraphiques en août dernier, une Mutualité des Acteurs Chorégraphiques. Après 10 ans d'existence et d'expériences du regroupement AC PACA - Acteurs Chorégraphiques en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour certains d'entre nous, nous souhaitons imaginer, proposer une


La M.A.C. pourquoi faire ? La Mutualité des Acteurs Chorégraphiques ouverte à tous les acteurs chorégraphiques : danseur, interprète, chorégraphe, enseignant et professeur, chargé d'administration, diffusion, production, communication, regroupement, structure... Une gouvernance organisationnelle sur le modèle du "pouvoir dans une SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif)", un conseil d'administration composé d'un représentant désigné des différents collèges de membres (collège : centre d'intérêt, thème...)

La M.A.C. afin de :
> favoriser et inciter la circulation et connaissance des informations, initiatives... du secteur,
> être pôle de vigilance et force de propositions,
> représenter les Acteurs Chorégraphiques dans leurs diversités afin de participer à toutes les négociations et soumettre nos propositions à l'ensemble des instances,
> initier et inciter à d'autres modes de fonctionnement, notamment dans l'économie sociale et solidaire,
> proposer des rencontres, séminaires et formations pour ses adhérents,
> relayer, communiquer les actions de ses membres,
> ...
C'est à construire avec la richesse de toutes nos différences !

Avant la présidentielle 2017



L'art déclare
En ce début d’année électorale, le SYNDEAC rend publiques 70 propositions, des positions, des questions, des interviews et des témoignages. Ce sont autant d’outils citoyens et politiques pour débattre, et vivre activement les élections présidentielles et législatives sans jamais oublier les arts et la culture.

Collectif ADN
Manifeste pour les élections présidentielles 2017. 18 associations et réseaux du spectacle vivant et de la culture vous interpellent.

Contributions pour Agir ensemble pour la danse aujourd’hui ?



Contributions pour
Agir ensemble 
pour la danse aujourd’hui ?

L'Australie nous révèle ce 21 mars 2017, jour du printemps, les récents désastres climatiques (à priori irréversibles)  : mort annoncée de la grande barrière de corail, et un nombre grandissant de mangroves agonisantes. Alarmante nouvelle à l'échelle d'un continent de 8,6 millions de km2, due au réchauffement climatique sur un territoire de 344.000 km2. La priorité vitale et principale, l'urgence absolue n'est elle pas la transition écologique à tous les niveaux des systèmes? Et alors, quelles nouvelles places peuvent et doivent prendre nos réflexions sur la culture aujourd'hui? 
Toute politique culturelle publique pour le XXI siècle est à la fois un choix politique et un choix de civilisation. Mettre en œuvre la transition vers le remplacement de l’histoire unique, de l’empire unique par la multiplication des histoires singulières et leur mise en conversation est un choix politique central, un choix de civilisation. Jean-Louis Sagot-Duvauroux
Second trimestre 2017, année élective intense et programmatrice des cinq prochaines années  : Une présidentielle bien étrange, faite de composantes bouleversées ou remaniées, de clivages radicaux sur les choix fondamentaux de société, populisme exacerbé, implosion des deux blocs historiques de gouvernement de la Ve République, la bulle d'un nouveau centre social libéral, deux vraies gauches s'affichant distinctement, une droite explosée et empêtrée... Une législative bien incertaine également pour une future majorité absolue d'un unique camps ! Une démocratie à remastériser !

En cette période, SystèmeD(anse) nous invite à un nouveau chantier, le 28 mars prochain de 9h30 à 17h au CN D : Danse & Politique - Quelles pourraient être les formes de pensées et d'actions collectives pour la danse aujourd'hui ? Agir ensemble pour la danse aujourd’hui ? Détails sur systemedanse.wixsite.com/systemedanse

A ces deux questions posées bien légitimes et importantes, la Mutualité des Acteurs Chorégraphiques souhaite participer en apportant sa contribution en 3 pistes :


une programmatique (Qui relève d'un programme, d'un projet futur structuré : Accord programmatique.)

une synthèse d'un article important

une série de #hashtags


Sur une proposition de Philippe Madala avec les contributions et restitutions issues de l'Université d'été 2016 de et par Anne-Marie Chovelon, Bertrand Lombard, Michaël Cros et Christophe Le Blay – AC paca



souhaite, par cet envoi, contribuer à des pistes de réflexions, par mail aux organisateurs et participants à ce chantier du 28 mars 2017 et par la publication le 26 mars 2017 ici-même, afin de nourrir le débat : Quelles pourraient être les formes de pensées et d'actions collectives pour la danse aujourd'hui ? Agir ensemble pour la danse aujourd’hui ?

Des pistes programmatiques
Produire l'univers symbolique dont nous avons besoin, un nouveau champ lexical adapté à la diversité du terrain.
Pour qualifier plutôt que quantifier,
pour créer nos propres grilles d'analyses et valeurs de transformation,
mieux envisager l'impact de notre art dans l'espace/le domaine public  :
       (ré)affirmation   I
       (re)définition     I    hors références instituées
(R)établir la conversation  : imaginer de nouvelles circulations et des champs à fertiliser. Des conceptions de société, de démocratie et de représentativité à établir.
Soit une représentativité collégiale, coopérative et proportionnelle, basée sur plus de diversités de ses composantes plutôt qu'une représentativité majoritaire et tenace basée au préalable sur le niveau économique ou social de ses personæ gratæ ou non gratæ.
Définitions comme préalable communs nécessaires à l'élaboration d'une pensée partagée : Idéologie ou Idiologie Déontologie ou Pouvoir

Une idéologie est un système prédéfini d'idées, appelées aussi catégories, à partir desquelles la réalité est analysée, par opposition à une connaissance intuitive de la réalité sensible perçue. De tels systèmes considérés comme idéologiques existent dans les domaines politique, social, économique et religieux. Une idéologie est souvent la dimension culturelle d'une institution sociale ou d'un système de pouvoir. Une idéologie est typiquement imposée d'autorité, par un endoctrinement (enseignement) ou de façon imperceptible dans la vie courante (famille, media). Une idéologie dominante est diffuse et omniprésente, mais généralement invisible pour celui qui la partage du fait même qu'elle fonde la façon de voir le monde. Une Idiologie : en philosophie, connaissance de l'individu par découverte de ses particularités.
La déontologie est l'ensemble des règles et des devoirs qui régissent une profession, la conduite de ceux qui l'exercent, les rapports entre ceux-ci, leurs clients et le public. Le pouvoir est la faculté, la capacité, la possibilité matérielle ou la permission de faire quelque chose. Le pouvoir désigne la capacité légale de faire une chose, d'agir pour un autre dont on a reçu un mandat. Le pouvoir est l'ascendant, l'emprise, la domination qui sont exercés sur une personne ou un groupe d'individus. Il peut être physique, moral ou psychologique. Il permet à un individu ou à un groupe d'appliquer, de faire exécuter ou d'imposer, éventuellement par la force, des décisions dans des domaines très variés (culture, économie, politique…)

Une synthèse d'un article important
de Jean-Louis Sagot-Duvauroux (philosophe et dramaturge), «Refonder les politiques culturelles», avec en préambule des extraits du texte de Franck Lepage «De l'éducation populaire à la domestication par la culture»

Si « culture » ne veut plus dire qu’« art », alors ni l’action syndicale, ni les luttes des minorités, ni le féminisme, ni l’histoire, ni les métiers, ni la paysannerie, ni l’explication économique, etc., ne font plus partie de la culture. Entre cette dernière et la politique s’instaure un rapport d’exclusion.../...

Un peu d'histoire culturelle française méconnue :

Questionner les liens, hérités de l'immédiat après-guerre, entre la « culture » , les « beaux arts » et « le politique » Critique d'un appareil culturel qui a fait le choix de promouvoir une « neutralité politique » plutôt qu'une « éducation politique » des jeunes adultes :« Le politique est l'affirmation (individuelle ou collective) d'un jugement de valeur. Le culturel est son anéantissement et la mise en équivalence généralisée par le signe »

(Histoires du ministère :) Après Auschwitz —à cause d’Auschwitz—, on envisage à nouveau l’éducation politique des jeunes adultes.(à la Libération) le ministère de l’éducation nationale convient donc qu’il incombe à la République d’ajouter un volet à l’instruction publique : une éducation politique des jeunes adultes.../...

En 1944 naît au sein de l’éducation nationale une direction de la culture populaire et des mouvements de jeunesse, vite rebaptisée direction de l’éducation populaire et des mouvements de jeunesse.../...

En 1948, on s’accorde sur sa fusion, « pour mesure d’économie publique », avec la direction de l’éducation physique et des activités sportives dans une impayable « direction générale de la jeunesse et des sports ».../... En d’autres termes : il n’y aura pas de service public d’éducation démocratique, critique ou politique des jeunes adultes en France. Ils feront plutôt du kayak ! …/...

En 1959 (après bien d'autres désirs de Malraux) se souvenant du projet de « ministère des arts », Debré lui propose en désespoir de cause un ministère des affaires culturelles. Malraux accepte. On y rassemble le cinéma, les arts et lettres, l’éducation populaire et ses instructeurs nationaux.../... (pas pour longtemps)

D’abord rattachée à Malraux en même temps que la direction des beaux-arts, la sous-direction de l’éducation populaire retourne définitivement à la jeunesse et aux sports. La coupure sera désormais établie entre culturel et socioculturel, entre « vraie » et « fausse » culture que seul l’État sera fondé à départager. Beaucoup attendaient que la gauche arrivant au pouvoir abolisse cette césure. Il n’en fut rien.

L'éducation est le remède contre les pulsions brutes. Le culturel noie tout, le politique pourrait affirmer des valeurs. Il existe une béance dans l'éducation, dans son manque de partage d'outils pour le développement de l'esprit critique. Particularité des problèmes en tant qu'artiste face, avec la société dans laquelle on baigne.
Pourquoi, pour qui fait-on œuvre ? (lien avec quelles monnaies d'échange à nos productions ?)

Article de Jean-Louis Sagot-Duvauroux (philosophe et dramaturge),

Extrait :
Une grosse fatigue s’est abattue sur l’appareil culturel public français, si prometteur à ses débuts, si abondant. Par quelle alchimie un système pensé et financé pour répandre les joies de l’esprit dans toutes les classes de la société s’éloigne-t-il si opiniâtrement de son objectif originel ? A moins qu’il soit devenu récif et que l’histoire, les histoires s’en soient allées ailleurs. Des politiques culturelles accordées aux mondes qui naissent ? Des outils propices à la rencontre des imaginaires plutôt qu’à la célébration nostalgique du vieil art ? Les réseaux remplaçant les podiums ? Le bouleversement est souhaitable. Le naufrage est possible.

Retracer le plan de l'article s'avère être en soi un support de réflexion :

La fin d'une histoire

Ce qui est en train de mourir
. histoire unique
. histoire progressive
. fétichisation
. obnubilation marchande
. obsolescence de l'appareil culturel d’État

Le temps du tuilage
. la bonne nouvelle du blues

Quelques pistes
. repérer et répertorier les nouveaux paradigmes
. démarchandiser le service public de la culture
. décoloniser les arts
. reconnaître la diversité des règles du jeu
. substituer le réseau au podium
. établir la conversation

Sachant que l'avenir du monde ne (nous) convient pas, nous travaillons à partir de cette analyse à l'appréciation de ce contexte complexe. Ainsi nous pouvons ré-ouvrir l'imaginaire sur un autre futur possible et désirable, en regardant en face la situation concrète que nous vivons.

Ce qui est en train de mourir :
Impasse écologique
Échec social de la mécanique du gain sans limite
Délitement de l'empire unique

Si ce n'est pas nommé clairement, la confusion engendre la peur et le chaos. Seule l'émancipation politique y fait face. Elle apporte ses outils à celles et ceux qui rompent la fermeture imaginaire de l'histoire. Pour inventer des mondes hospitaliers et habitables.

La culture occidentale déterminée (terminée?)
Professionnalisation et fétichisation (territoire-place-irrigation)
C'est la fétichisation de l'activité artistique qui l'éloigne de la vie. Au lieu de la vitalité de la créativité qui se partage. Définition de fétichiser : attribuer à quelqu'un ou à quelque chose une existence ou un pouvoir quasi magique, les respecter de façon excessive.
Trouver des outils nouveaux dans ce contexte complexe

Ré-interpréter, ré-interroger, ré-ouvrir l'histoire des arts
La colonisation perdure d'une autre façon. Le modèle Louis XIV devrait ne s'appliquer que sur la danse classique alors qu'il a structuré toute la danse institutionnelle. Contre la sacralisation des œuvres et des artistes.
Différence entre une Histoire déterminée par l'idéologie uni-centrée et linéaire de l’État et les histoires réelles dont est faite notre société ainsi que le reste du monde.
Références liées au flux de la vie contraires aux références liées à l'histoire de l'art déterministe avec metteur en scène fétichisé.

L'actuelle transformation du monde est impensable pour l'appareil culturel d’état car il est figé dans une structuration obsolète qui l'empêche de se saisir de ce qui se passe.
Il ne peut pas répondre à l'émergence du nouveau, sauf à le mouler dans sa boîte à immobilité. Pourtant les tentatives d'autres propositions et pensées existent et se développent avec difficulté, mais elles ne peuvent pas se coordonner à l'intérieur des institutions, sauf exception.

En ce qui concerne le développement des idées populistes du FN, l'attachement naturel à nos paysages et histoires devrait être détachée de l'idée de supériorité de notre histoire : le populisme joue sur cet attachement en l'intégrant à la pensée hégémonique et raciste.

La pénétration des cultures crée une fécondité magnifique. (ex. du blues)

Commencer à faire autrement : Il faut se risquer à l'inconnu avec modestie.
Rendre visible ce qui est déjà là, entendre ce qui se chante dans les marges. On ne part pas de rien. Reconnaître et faire reconnaître la diversité des règles du jeu. Se servir de l'ingéniosité de dispositifs qui le sont rarement mais déjà en croisement avec l'appareil d’État. Pour développer la culture multiple.

Évaluer ce qui se passe autour de tel événement : qu'est-ce que ça fait autour ?

Transversalité pour la création d'un imaginaire dé-hiérarchisé. Nous pourrions créer une base de donnée avec mise en commun de nos expériences.

Attention à la différence entre captation et récupération de la force de travail par les lieux labellisés via des cadres et des cases impératifs  quand la promotion des lieux est plus valorisée que des expérimentations, élans et vie artistiques.
Contribution : quel seuil de tolérance entre contribution et captation ?

Produire l'univers symbolique dont nous avons besoin :

Produire un nouveau champ lexical adapté à la diversité du terrain. Pour qualifier plutôt que quantifier, pour créer nos propres grilles d'analyses et valeurs de transformation.
Développer un espace critique d'analyse de pratique vers une meilleure mise en jeu d'intelligence collective : mettre à l'épreuve nos diversités de pensées, d'esthétiques et d'apprentissage de la danse dans des laboratoires partagés réguliers.
Mieux envisager l'impact de notre art dans l'espace/le domaine public : (ré)affirmation / (re)définition / hors références instituées :

Que produit-on ? (esth)étiquement, politiquement, socialement, sensiblement, économiquement
Quelles réception de nos productions ? (la réceptivité face au cinéma ou la littérature est généralement plus immédiate et directe que celle que rencontre la danse contemporaine)

L'accès à l'art pour tous implique-t-il que ça plaise à tous ?
Quel écosystème au sein de l'industrie culturelle ?

Exemple de l'agriculture où s'expérimentent et se réinventent d'autres chaînes de production.
Permaculture = création d'un contexte dans lequel le vivant peut se développer.
Le temps du collectif = écosystème coopératif (par coopération plutôt que par mutualisation) .
Relation entre les outils de production et la nature des objets produits.
Ne pas accepter sans les questionner les critères d'appréciation instaurés.
Stabilisation ou banalisation par les normes (place prédominante de l'administratif dans les budgets).
Étroitesse progressive des tuyaux, vers un « culturellement correct »> risque permanent d'autocensure.

Sortir des ruses, triches et contradictions usuelles [virtuosité du quotidien contre la bureaucratie dansée]
Attention: depuis juin 2016, les opérateurs culturels sont éligibles à l'« Aide au projet »

Rompre ou [faire] correspondre, relier : inventer ce qui correspond à nos attentes.
Reconnaître la puissance d'exclusion du système déployé.
Non, il n'y a pas « trop de danseurs » ou « trop d'artistes » !
Des #hashtags Supports de réflexion

#adresse
le VOUS – le NOUS
pour qui fait on ŒUVRE  ?
ROMPRE / CORRESPONDRE à  
la (r)assurance de la diversité des esthétiques
#contexte
problématiser le contexte dans lequel intervient l’artiste (l’environnement)
travailler sur l’existant / penser l’évolution
bureaucratie dansée / figure du héros
le réel de la puissance d’exclusion
#contribution 
l’échappement est nécessaire à la vitalité des contrats
quel seuil de tolérance  (physique-éthique-économique) ? 
schizophrénie
#corps
où réside notre corps politique ?
la politique du sensible
#création/diffusion
contrôle des naissances et de la circulation 
pourtant, mon geste ne peut pas exister sans que celui de mon voisin existe
#diversité vs consensus
goûter la diversité, avec ses divergences, ses désaccords, ses disputes, et ses concordances, pour une meilleure représentativité
permaculture
#économie
accepter que les intérêts ne soient pas les mêmes
court-circuit et circuit court
courroie de transmission
#espace-temps
Temps du collectif // Temps du commun (relativité)
comment le collectif cohabite avant de coopérer ?
créer l’espace avant la structure
#manque
insatisfaction motrice
#pairs
espace critique géré PAR et POUR
#piraterie
recherche d’alternatives de modes structurels 
pour quel écosystème  ? 
#production
vendre pour vivre ?
le monde marchand fétichise l’artiste
#regard
regard multidirectionnel = être parmi
regard détourné et pluriaxial 
#réseau
sortir de la réciprocité directe
création d’un réseau plat
#rupture
résonance 
sécession 
crise positive


Nos contributions écrites à ce chantier majeur, 
en attente de vos retours et accusés de bonne réception, en espérant prendre part ACtivement à ce débat et au futur d'une rencontre de visu
Cordialement


Autres articles :

Rapport d'étude & Note de conjoncture



Rapport d'étude et 
note de conjoncture de l'observatoire des politiques culturelles

www.observatoire-culture.net



Rapport d'étude : Élargir la participation à la vie culturelle : Expériences françaises et étrangères - Juillet 2015

Note de conjoncture sur les dépenses culturelles des collectivités territoriales (2015-2017)

La danse 2017 en marche...


SystèmeD(anse),
version 2017

Comité de coordination
Jean-Christophe Bleton / chorégraphe et co-président de Chorégraphes Associés - Gaëlle Bourges / chorégraphe - Lauren Boyer / chargée de coordination pour l’ACCN - Massimo Fusco / artiste chorégraphique - Emmanuelle Jouan / directrice du Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France, scène conventionnée pour la danse, membre du conseil national du SYNDEAC - Micheline Lelièvre / chorégraphe et membre du conseil d’administration de Chorégraphes Associés - Cécile Loyer / chorégraphe - Jean-François Munnier / conseiller artistique de L’étoile du nord, scène conventionnée pour la danse - Émilie Peluchon / Fédération Arts vivants et départements - Frédéric Pérouchine / secrétaire général de l’ACDN et de l’ACCN - Leslie Perrin / chargée de production et membre de LAPAS - Solenne Racapé / directrice déléguée du Phare, CCN du Havre Normandie - Anne Sauvage / directrice du CDC - L’Atelier de Paris  et vice-présidente de l’A-CDC - Agnès Wassermann / directrice du département des Ressources professionnelles au CN D

Partenaires

ACCN - Association des Centres Chorégraphiques Nationaux www.accn.fr
L'ACTION DES CCN EN DIRECTION DES PUBLICS - SYNTHÈSE ANALYTIQUE 2008 2012 à télécharger

A-CDC - Association des Centres de Développement Chorégraphique a-cdc.fr
LAPAS www.lapas.fr
CN D Centre National de la Danse www.cnd.fr
Arts vivants et départements www.arts-vivants-departements.fr

Chorégraphes Associés www.choregraphesassocies.org
CHANTIER SYSTEMED(ANSE) : QUESTIONNAIRE SUR LA STRUCTURATION
Découverte de la danse

Data-danse : Cet outil numérique interactif est créé pour guider le  spectateur de 8 à 99 ans dans sa découverte de la danse. Très ludique, allant même jusqu’à  proposer l’édition d’une Une de journal, cet objet unique est consultable sur Data-danse.fr. Initialement conçu par le Cuvier  CDC d’Aquitaine et le Gymnase CDC de Roubaix, il est le fruit de nombreuses recherches et de la collaboration de plusieurs partenaires engagés pour la danse (le Théâtre national de Chaillot, le Centre national de la danse, La Maison de la danse et l’A-CDC). Data-danse s’emploie à aborder les codes de la danse dans son ensemble, à guider le spectateur dans le propre récit de son expérience, à soutenir les professionnels de la culture ou de l’éducation dans leur pratique. Bourré d’informations très lisibles et très utiles avec des points de repère (le théâtre, la rue... tous les lieux où l’on danse), ce dispositif numérique permet une utilisation à plusieurs niveaux : autonome pour des enfants et des spectateurs non spécialistes, accompagné pour des groupes ou classes à partir du CE2 ou en usage structurant réservé aux médiateurs et professionnels de la culture. Un pas de plus franchi pour la diffusion du savoir chorégraphique.

UE 2016 des Acteurs Chorégraphiques suite 1

La suite des communications de l'Université d'été 2016 des Acteurs Chorégraphiques pour la Mutualité.

Les 24 participants : Véronique Albert, Damien Aubert-Martin, Ana Gabriela Castro, Mélinda Chaïb-Aïnou, Hélène Charles, Anne-Marie Chovelon, Valérie Costa, Jessy Coste, Michaël Cros, Robin Decourcy, Pauline Duclos, Patricia Guannel, Christophe Haleb, Christophe Le Blay, Galaad Le Goaster, Frédéric Lescure, Bertrand Lombard, Ibrahima Kone, Philippe Madala, Antoine Mahaut, Mathilde Monfreux, Jean-Jacques Sanchez, Barbara Sarreau, Frédéric Werlé.

Un programme sur 3 jours et 33 heures

2 groupes d'ateliers sur 2 demi-journées
[ atelier 1 ] : Ecosystème, coopérative - Structures & Pouvoirs : Idéologie - Idiologie – Déontologie
[ atelier 2 ] : Analyse et traitement de texte à partir «Refonder les politiques culturelles» de Jean-Louis Sagot-Duvauroux, avec détour par le texte de Franck Lepage «De l'éducation populaire à la domestication par la culture»

2 contributions partagées et débattues
[ le temps du collectif ] par Anne-Marie Chovelon
[ ce que la vérité découvre ] par Véronique Albert

Les premières traces
[ I think there is a state ] par Galaad Le Goaster
[ Structure.s & Pouvoir.s ] par Philippe Madala
[ Territoires Chorégraphiques Ailleurs ] par Frédéric Lescure et Ana-Gabriela Castro
[ La citoyenneté de l'artiste ] par Frédéric Werlé, Ibrahima Kone et Mélinda Chaïb-Aïnou
[ Ma danse, ma citoyenneté et moi ] par Ibrahima Kone

Les traces à venir
[ Crise positive vers un manifeste pour la Mutualité Chorégraphique ]
[ Danse Art et Essai ]
[ Où réside notre corps politique ? ]
[ La place de la société dans la vie de l’artiste ]
[ Quelle monnaie d'échange pour nos productions ? ]
[ Eventaire Chorégraphique ]
[ Quel dispositif vers la mutualité ? ]

Pourquoi je danse ?
Une question qui n’attend pas une réponse universitaire, ethnologique, sociologique ou lacanienne…
La réponse n’est pas importante. Simplement apporter de l’eau au moulin.
Avec une phrase,
une boutade,
un poème,
une pirouette
une autobiographie ,
ou un danser-vrai traduit comme on veut.
Des laboratoires en 2017
[ LABO Recherche collaboratrice ] : Remise en jeu et renfort des échanges entre acteurs chorégraphiques / Fabrique méthodologique active, empirique.
25 février / 4 mars / 11 mars
[ LABO alter histoire ]
27 mai / 24 juin
Votre présence sollicitée, à renseigner sur ce doodle

Acteurs Chorégraphiques pour la Mutualité